Bon saloperie de bug internet de maaaarde.
Me voilà obligé de réécrire mon article !
Je disais donc à peu près ca :
Bon alors ici il ne fait pas très beau et par la même occasion il ne fait pas très beau sur mon moral non plus. Je m'étendrais pas là dessus, les intérésséEs savent de quoi il s'agit et on est pas sur un skyblog non plus. Globalement c'est pas UN évènement qui me mine l'humeur, c'est une suite de choses, choses plus ou moins inévitables (qui ne peuvent être éviter donc, malgré tous les serrages de dents et les efforts d'auto-suggestion pour ne pas que ca arrive). Donc bon, que ca me serve de lecon, les vies continuent même sans moi...
De tout facon ne vous en faites pas la vie c'est une putain de sinuoisidale, après le creux y a le pic et après la pluie le beau temps.
Voila, je vais peut être arrêté la psychologie de comptoir sinon ma toile d'araignée va pas cesser de grandir, et ce, même sans picoler.
Sinon à part ça je vais vous filer un petit texte que j'ai envoyer à certains condisciples de mon IEP. C'est pas très folichon mais bon je me suis dit comme je l'ai fait autant que ca serve.
Ca pourrait s'intituler :
Analyse du scrutins du 7 novembre aux USA par votre correspondant local :
Je vous préviens, à Science Po Lyon on aime s'entendre parler (moi aussi mais je me soigne) donc verbiage et analyses foireuses en vue. Pas de chiffres ni de sources, c'est en gros ce que mon prof de science po m'a dit, plus des choses que j'ai pu glaner ici et là...
La prise du contrôle du Sénat et de la Chambre des représentants aux USA par le
parti démocrate, sans oublié les postes de gouverneurs gagné par les Dems
refletent certains changements parmi l'électorat US. D'une part
au delà de ce que les abrutis de journalistes français ont pu écrire à propos
du "référendum anti-Bush" (ils l'ont mauvaise nos plumitifs niveau référendum,
cette "gangrène anti-démocratique" dixit je sais plus qui) c'est un rejet du
parti républicain qui s'est principalement exprimé le 7 novembre.
Un parti qui s'est éloigné du centre, non pas cette fois ci attiré à droite par
les évangélistes, mais par les néoconservateurs qui à travers des think tanks
comme "project for a new american century" ont fournis le fil d'Ariane de la
politique de l'administration Bush. Allez lire leurs écrits, vous verrez de
troublantes similitudes entre leurs thèses et l'orientation prise par les USA
depuis maintenant 6 ans, voire carrément plus longtemps.
Et même si la politique étrangère occupe une place importante dans leur vision
du monde, la guerre en Irak n'a pas été le centre des préoccupations des
votants, et ce même si les commentateurs conservateurs comme Bill O'reilly
peuvent s'époumoner à l'affirmer. Pourraient ils faire autrement, étant donné
que ce sont eux qui ont vendu la guerre en Irak au peuple il y a 4 ans. La
cohérence contrainte l'emporte sur leur intégrité voire même leurs opinions
personnelles.
Donc la guerre n'a pas fait gagner les démocrates. D'ailleurs c'est marrant
d'entendre "la cellule irakien d'Al Quaida" se féliciter de la victoire des
démocrates. Comme si les balles US allaient tuer moins de civils maintenant, ou
les glorieux parachutistes de la 101e aéroportés n'allaient pas violer et bruler
le corps de gamines de 14 ans parce que le Sénat penche très légèrement en
faveur des démocrates, majorité à un siège près, sur 100. Non la guerre n' pas
fait gagner les démocrates.
En effet, les électeurs ont dù faire avec les scandales de
corruption successifs (en commencant par Tom DeLay, l'équivalent du chef du
groupe républicain à la Chambre forcé à démissionner en 2005).
Ou l'affaire de pédophilie qui a vu un républicain (au sénat ou à la
Chambre je sais plus...) avoué des relations sexuelles avec certains "pages"
(les stagiaires locaux, d'environ 16 ans) confondu par des textos et des emails
tendancieux a dû faire fuir un sacré paquet d'évangélistes dans l'abstention, au
moins sur le plan national et fédéral. Pour revenir à l'amateur de page, il n'a
trouvé comme défense rein de mieux que de dire "ouais mais moi aussi quand
j'étais un garcon de coeur, le curé il a fait des choses pas très catholique
avec moi". Comme si ca avait un rapport direct.
Bon donc dans ce climat politique délétère, abimé par des campagnes de pubs
télévisés ressemblant parfois à des attaques personnelles à peine voilées, les
électeurs américains ont réalisé que l'économie ne se portaient pas si bien que
ça, que les emplois industriels s'étaient tous barrés en Chine, pays qui achete
en ce moment le plus de dettes américaines, que les salaires réels stagnaient
depuis enviro 6 ans, que financer une guerre tout en diminuant les impôts pour
les entreprises et les hauts revenus ca allait creuser un certain déficit
budgétaire ( qui était neutre sous Clinton).
Les électeurs américains (ceux qui ont votés, l'abstention atteint des sommets
par endroits) se sont plutôt concentrés sur l'économie et les problèmes
domestiques plutôt que la politique extérieur. Ils ont blamé un gouvernement
non pas incapable de gouverner mais bien au contraire très capable de gouverner,
rien que pour sa gueule et pour les intérêts de ses principaux soutiens, les
grosses entreprises et les plus riches. Fatigués de ce clientélisme, ils se
sont tournés vers des candidats moins idéologues, moins extrêmistes y compris
du côté démocrate.
En effet n'allez pas croire que les USA ont d'un coup basculer à gauche, pouf
comme ca. Non. En témoigne par exemple les scrutins locaux qui montrent la
vivacité de la question des "moral values" et la réticence de
l'interventionnisme de l'Etat. Par exemple, nombreux sont les états où des
lois/amendements ont été voté pour proscrire le "same sex marriage" et là où je
suis malgré la concentration de vieux liberals de plus de 40 ans un projet de
loi qui rendait obligatoire l'autorisation parentale pour un avortement d'une
mineure (imaginez la fille violé par son père demandé un mot signé de la main
de l'incestueux ) n'a été repoussé qu'a une majorité de 56%, ce qui est plutôt
faible. Dans un autre domaine, une loi au niveau du comté proposait d'augmenter
un peu les impôts locaux pour financer les bibliothèques publiques. La loi n'est
pas passé, résultat les 15 bibliothèques vont devoir faire de GROSSES économies,
voir fermer pour certaines d'entre elles.
Voila c'est fini, c'est chiant hein... Bon c'est pas à prendre comme argent comptant, d'une manière générale, évitez de prendre les choses trop au sérieux.
Et sinon vous ca va ?
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