Ceci est une spécialité oregonaise, l'explosion de baleine à la dynamite.

| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||
Ceci est une spécialité oregonaise, l'explosion de baleine à la dynamite.
(ca c'est moi et Loan, encore un peu frais, à Paris CDG...)
Bon alors salut les gens. Je suis actuellement devant la porte 87A de l’aéroport international de San Francisco. Il est à l’heure de Lyon 01:50 et ce matin je me suis levé à 4H après une nuit de … 2h et des poussières. Ca va faire donc … 22h que je suis debout. Ca vous laisse imaginer mon état de fatigue. Je vous fais grâce de l’odeur corporel virile que j’exhale, le webodoroma ne marche pas encore.
Voici ce que je peux voir:
une meuf sirotant son strarbuck coffee
un vieux chicano d'environ 70 ans, en tenue de mec qui bosse sur la piste, qui se repose sur ses heures de travail, cette feignasse...
Et sinon, à la fatigue physique s’ajoute la fatigue nerveuse et psychologique. J’ai arrêté de compter les heures d’attentes et les fouilles, j’ai perdu le compte trop rapidement. J’avoue que le moment de se dire au revoir avec Loan (chez qui j’ai dormi et avec qui j’ai fait tout le trajet jusqu’à la sortie du Bagage Claim) a été un peu dur. Ce n’est pas uniquement dû au fait que c’est mon ex-copine et que « ça m’a fait genre je la perdais une deuxième fois » (et encore elle va surtout me manquer en tant qu’amie et aide et encourageante précieuse tout au long de la préparation du Voyage). C’est aussi le dernier visage connu dans cette fouille bigarrée qu’est la population locale et c’est surtout la rupture de tous les derniers ponts avec
Ceci dit quand j’ai vu nos bagages arrivés sur le carrousel, ce dernier prenait une tournure inattendue vu que tout s’était bien passé jusque là … et ça continuait.
Bon donc après un petit moment de pincement au cœur réfréné à coups de grandes respirations et d’autocontrôle chèrement acquis, je me dirige vers les connecting flights.
Et les ennuis commencèrent.
J’ai mes bagages mais je ne les ai pas enregistrés. J’ai un E-ticket mais pas la version papier. Et je ne sais pas où retirer ni l’un ni l’autre. Je suis dans le bon endroit pourtant, le hall est recouvert d’affiches United Airlines, compagnie de mon prochain vol pour Medford. Je me dirige vers les télés affichant les départs, je vois mon vol indiqué à la porte 87A. Ca ne m’aide pas trop sur mon problème de confusion totale. Faisant route vers des agents UA, je pousse mon caddie à bagages, qui évidemment ne va pas droit surtout avec 40 kgs de valises et sacs dessus. Ca en fait un véhicule légèrement incontrôlable. Quand soudain débouche devant moi un individu d’environ 2m05 pour, allez, 150 kgs. On fait difficilement mieux dans le cliché. Je tente un « watch out » prévenant, en garçon poli que je suis. Pour seul réponse, j’ai droit à un marmonnement dont l’accent ne m’a pas permis de saisir autre chose que « you … watch out… you …fuck ». C’est sympa comme prise de contact. La prochaine fois je te facture le tibia avec mon caddie roulant, fracture ouverte malgré ta graisse, ton taux de sucre et ton diabète dans le sang empêchera toute cicatrisation. C’est l’hémorragie ou la gangrène assuré… Enfin, si seulement.
L’incident clos par manque de réactivité de ma part, je repars à la recherche du check-in. Je tente le check in automatique, un vrai plaisir, une machine qui parle français et qui reconnait mon identité en scannant mon passeport ( sécuritairement parlant, on m’a déjà scanné mes empreintes et pris en photos pour m’identifier à la sortie de l’avion. Scary shit isn’t it ?). Là je me dis « bonheur, joie, allégresse » c’est bon. D’autant plus que la machine m’imprime un billet électronique sur papier. Armée de ça et de mon courage je me pointe vers le filtre pour aller vers les portes d’embarquement. Et ben non encore raté. J’ai toujours mon chariot de bagages. Ah oui tiens ceux là jles avait oubliés dans ma décharge d’enthousiasme. Bon retour vers la gente dame conseillère de UA. Faut que je fasse la queue. Quelle surprise. Je suis coincé entre des coréens qui me grille la place sous prétexte qu’ils étaient là avant que j’arrive et derrière deux vieux maoris de Nouvelle Zélande qui semblent être des exemples vivant de ce que peux produire l’occidentalisation comme effets pervers. En témoigne le tisheurte San Francisco ignoble que l’un d’eux porte.
Bon c’est à mon tour de passer devant le guichet, c’est un grand malingre à la peau ingrate et aux cheveux gras mais clairsemés (ou l’inverse) qui me parle avec l’accent rital du cinéma. Mais bon ENFIN j’arrive à me débarrasser de mes deux grosses valises. Soulagé je vais passer le filtre.
Le répit fut de courte durée. J’apprends que j’ai droit à une fouille approfondie (c’est vrai je n’ai été fouillé que 3 fois depuis 6 h du matin. On ne sait jamais, ma sueur mélangé à mes peaux mortes ca peut faire du semtex … Les guides-foules, omniprésent dans ces aéroports, me dirigent dans un cul de sac, littéralement. Je suis coincé entre 4 guides-foules, avec devant moi l’un des deux coréens de tout à l’heure. Il passe le premier je poirote encore un moment seul, comme un animal en cage. Ensuite j’ai droit à deux agents de sécu rien que pour moi qui me disent d’appliquer les consignes de la fouille classique, mettre dans un bac les objets métalliques, ordi, sac, veste, monnaie et chaussures, mais cette c’est dans 3 bacs différents et j’ai une file d’attente pour moi tout seul. Mais il faut quand même scanner mes affaires sur la queue de tout le monde. Donc s’y faire une place. Donc ca prend du temps. Et pendant ce dernier, je suis là au milieu du maelstrom d’agents de sécu et de bip de portillon, en chemise plus très propre et en chaussettes porté pendant 24 heures. Merci pour la dignité humaine. Ceci dit à ce moment là, la résignation l’emporte. Je ne savais pas ce qui allait arriver ensuite. Je passe le portail qui ne bipe pas. Forcément je n’ai plus que du coton sur moi. Derrière moi, une famille avec des jeunes enfants passent le portail de sécu. Tous sont déchaussés, sauf le petit dernier qui doit avoir 2 ans et demi et chausser du 20. Protestations lasses des agents de sécu, « tout le monde doit être pieds nus, tout le monde, même les bébés » le papa obtempère. « Même les bébés » c’est marrant c’est pratiquement la réponse qu’avait fourni le sergent Meadlo, vétéran de la guerre du Vietnam, en réponse à une question qui portant sur des ordres qu’ils avaient reçu pour ouvrir le feu sur les habitants du village May Laï dans les campagnes VC. Les ordres étaient de tuer tout ceux qui habitait ce village, transformé en « free killing zone », hommes, femmes, veillards, à coups de M16, grenades et mitrailleuses lourdes. Là-dessus le journaliste lui demande « and babies ? » le sergent « and babies ». L’histoire bégaie.
Sur ce, je pensais que s’était fini. Et ben non. Le mec de la sécu devant moi, après avoir sorti une formule de politesse lambda, me montre le coréen me précédant rentrer dans une espèce d’IRM vertical/cabine de douche qui fait un sas plus ou moins hermétiques. J’entends pshhiii phsssiit et le mec de la sécu me dit que c’est des jets d’air comprimés et que le scanner (de la marque Général Electric) analyse l’air. Je lui demande ce qu’elle peut bien chercher. Réponse : des explosifs. Rien que ça… A mon tour, la scène est assez surréel je rentre dans le sas de portes vitrées psshhit phsssit , un bruit d’aspirateur, puis j’attends la green light ( qui s’est fait désirer) pour pouvoir sortir. Une fois dehors, c’est toujours pas fini !!! Un X-ième mec de la sécu me prend mes bacs mais me dit du m’assoir. Il ouvre tout mon sac, prend des espèces de coton circulaire (des demak up quoi) et frotte successivement mon sac, mes chaussures, l’intérieur de mon sac, mon appareil photo et mon beau portable (pardon laptop) tout neuf. A chaque « frottis », il met le coton dans une machine qui me semble tout droit sorti d’un vieux labo de
La suite de mes fantasques histoires au prochain épisode.
Top 10 des choses qui font d'Ashland la ville américaine la moins américaine des Amériques :
10 ° ) Y a autant de drapeaux "Peace" que de drapeaux US dans les rues.
9°) Y a des bumpers stickers anti W sur les gros 4x4...
8° ) Il a 2 restaurants français pour 20 000 habitants.
7° ) Et je ne compte pas les autres resto "nationaux" dans toute la ville.
6° ) Mais ca ne serait rien s'il n'y avait pas plus de restau et magasins véget/vegan ici que dans tout Lyon.
5°) Ce qui fait que les daims et autres bambis prennent de l'assurance dans cette ville de suceurs d'endive et squattent le campus et les jardins.
4°) Y a un festival de théàtre shakespearien "mondialement" reconnu
3°) Y a pas loin de 40 étudiants étrangers. Dont moi.
2°) le mec du skateshop a la carte du liban tatoué sur le bras (comment ca RAV ?)
et 1° ) D'un garage où est garé un gros 4x4 anti Bush s'échappe des notes de musiques classiques qui résonnent dans le voisinage. Du Mozart il me semble.
Ca va surement faire un peu double emploi avec la liste d'en dessous qui était plus légère, voici l'article plus long pour ceux qui aiment ca long et dur.
je suis bien arrivé à Ashland, Oregon et dans le campus de Southern Oregon
University. Le voyage a été long (en tout je suis resté 28h éveillé), mais sans
souci ou retard, Lyon - Paris - San Francisco - Medford, Or. De là mes collocs
( une French major et une fine arts major) sont venu me chercher en voiture.
Je vis donc en collocation avec elle plus une francaise faisant ses études à SOU
depuis 2 ans, et qui est la chaperonne du club des étudiants internationaux. Je
vais pouvoir profiter de son réseau et de ses connaissances de la fac, donc je
ne me fais pas trop de souci pour mon intégration.
J'ai rencontré mon responsable des étudiants étrangers par intérim pendant les
vacances, Nathan Roberts, qui est vraiment très sympa et accueillant. Comme
toutes les personnes que j'ai pu croiser ici, de la caissière du supermarché
locale au vendeur du skateshop.
Ashland est une ville de taille vraiment modeste (environ 20 000 habitants, hors
étudiants)mais vraiment, pour l'avoir visiter un peu je dois dire que je suis
très agréablement surpris. Le climat est bon (on se croirait dans le sud de la
France avec les cigales...). La rue commerçante est charmante, il y a beaucoup
de magasins différents, dont beaucoup de librairies et autres magasins
culturels en partie à cause du festival shakespearien qui se déroule ici.
J'irais sans doute voir une pièce quand j'aurais le temps et les sous (40 UDS
l'entrée, ce n'est pas donné même pour une reproduction de théâtre
élisabethain)
Et la ville en elle même me semble très "européenne". Il doit y avoir deux
restaurants français + d'autres restaurants "nationaux" pour la petite
population locale.
Ashland est en plus une ville de rêve pour tout les végétariens et les amateurs
de bio, il y a beaucoup de magasins et même une coopérative servant ce type de
nourriture. A un telle point qu'il n'est pas rare de croiser des jeunes daims
dans les jardins ou dans le campus, et ce, même en plein jour.
Politiquement parlant, la majorité visible des habitants ici sont bleu vif,
comme ont pu me le confirmer les bumpers stickers, les drapeaux PEACE dans les
porches etc. Je ne suis donc pas vraiment dans un environnement représentatif
de la population des Etats-Unis apparemment. Mais je verrais bien.
En ce qui concerne les cours, je vais suivre au premier trimestre des cours de
sciences politiques américaines, de journalisme et d'introduction au
journalisme visuel (maquettisme, typographie, photojournalisme), avec un léger
doute pour le cours de journalisme pour lequel je suis sur ma liste d'attente.
Mais la liste des cours disponibles est suffisamment attrayante pour que je
trouve un remplacement sans problème. Et en cours de sport je vais faire... de la plongé sous marine.
Je suis donc ravi des cours que j'ai pu
prendre, ceux ci correspondant exactement à ce pourquoi je suis venu ici. Donc
objectif atteint, pour l'instant du moins. J'ai une réunion d'orientation le 22
septembre et ma rentrée est le 25 septembre, jour de mes 21 ans. Je fais pouvoir
fêter ca correctement, vu que je serais légalement majeur.
En tout cas j'espère que les bonnes surprises et la bonne ambiance qui rêgne ici
vont continuer.
le ton est un peu formel, je sais mais c'est tiré du mail qu'on devait écrire à l'IEP...
Que puis-je rajouter d'autre ?
Mes collocs sont vraiment sympas, mais étant donné qu'elles sont amies depuis longtemps parfois je me sens un peu "exclu" de leur délires, c'est bien normal je connais ca. Pour l'instant j'ai plus sympathisé avec Eva qu'avec Jill même si il me semble que j'ai des points communs avec les deux. L'une est branché féminisme, France et activisme politique, l'autre est branché sport de glisse, crapaud et musique. On verra bien.
Depuis que je suis arrivé j'ai des moments contemplations, comme John Smith dans le Pocahontas de Terrence Malik, je regarde la flore inconnue, les arbres super grands, les plantes tout ca. Ca change pas mal de Lyon et même de la France. C'est vraiment bizarre. On dirait presque un autre continent. Ah bah, jsuis bete...
Sinon à part ça j'ai réussi à faire un tour en ville et dans le campus tout seul comme un grand. J'ai même fait les courses tout seul. Dans le supermarché du coin, un supermarché plein de truc bio et véget', y a un bar à salade. Je me dis banco ca me fera mon casse croute. Jprends une boite en carton recyclé et recyclable, et j'y met les ingrédients pour avoir une salade type bistrot francais, crouton oignon, oeufs, jambon, etc. (mais y avait BEAUCOUP d'autres ingrédients proposé du mini épi de maïs aux olives noires coupés en TRANCHES). Et je vais pour prendre de la sauce... J'en prends une intitulé "creamy balsamic" je fais confiance au balsamic. Quel erreur. Crémeux certes, mais alors ils ont confondu le vinaigre avec le sucre, je me retrouve avec une putain de salade sucrée. Pour faire passer le gout du sucre je bois du jus orange/ananas 100% pur jus bio que j'ai acheté. GROSSE erreur. C'est encore plus sucré que du coca. Bref, j'ai envie de vomir mais je me force à finir ce qui au départ devait être mon petit plaisir de la journée ( a 7$ les 500grms on fait mieux pour préserver le budget d'un étudiant j'aurais du prendre les sushis ou le sandouiches de dinde). Et au final je vais me désalterer à la fontaine du batiment des étudiants (ils appellent ca Stevenson Union, c'est un espece de bde local et c'est IMMENSE). Enfin bon. La dessus y a un mec tout bizarre et sans dents qui me parle, je commence à discuter mais rapidement je comprends plus rien du tout ce qu'il me raconte. J'abandonne l'affaire, sourit à la fin de ses phrases d'un air entendu et rigole quand il rigole à gorge déployé (et édenté). Je décide de rentrer. Il fait chaud, c'est en montée, j'ai des remontés sucrées... je croise des bambis qui sont en train de dévaster un rosier d'un jardin sans que le chat de garde ne fasse rien, il reste prostré sur sa chaise. Oui oui un chat de garde, ici c'est comme ca que ca marche. Les chats quand tu passes devant chez eux te courent après. Et miaulent une fois que tu dépassent leurs territoires de juridictions, généralement le coin de la rue du block.
Y a beaucoup de mots anglais dans ce texte et dans les autres, c'est pas pour être prétentieux, c'est surtout parce que sinon je ferais jamais de progrès en Anglais. Donc j'ai décidé de progressivement anglicisé tout mes textes, que ce voyage me serve à quelques chose.
Bisous les zouzoux.
Salut les gens,
Juste un petit mot pour vous dire qu'ici les jeunes tout les vendredis soirs se rassemblent sur le plaza (la place de la mairie). Et devinez ce qu'ils font ? Ben n'importe quoi... enfin tout et n'importe quoi jusqu'à minuit, plus précisément : human beat box, danse du ventre, sakte, bmx, break dance et surtout bolas enflammée. Mais attention c'est pas dla petite Bolas enflammée des apprentis babos de Bellecour ou de Saint Jean. Là mon ptit c'est les rois des babs qu'on a ici, les rambabos ^^ . Déjà ils ont pas trop la même dégaine qu'en France, moins de dreads, plus des looks cyber electro bidule. Et ils font des acrobaties bolasteques que j'avais jamais vu en France. Et ca vous ferait presque apprécier les bolas. Jprendrais des photos un jour, vous verrez. Le tout sur une musique technoide pas piqué des vers, avec quelques bons morceaux.
Sinon en rentrant j'ai encore croisé des daims dans les jardins. Font flipper ces cons là. La porte de la maison était ouverte aussi, alors qu'on l'avait vérouiller...Petit moment de flip, mais non mon ordi était toujours là. En fait c'est le copain de Jill, Jarod (ou jared je sais jamais avec leur sale langue) avec qui elle s'était + ou - engueulé tout à l'heure ( en tout cas j'ai ouï des pleurs mais dans mon légendaire courage ne suis pas allez voir ce qui se passait) qui est revenu et qui pionce en ce moment même le lite de Jill, tout habillé, lumière allumée. Ca promet pour l'avenir.
Tchaw
Commentaires